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P O U R Q U O I F A U T - I L O P É R E R ?
Votre chirurgien maxillo-facial peut vous proposer
l’ablation de la glande sous-maxillaire pour différentes
raisons :
- dans la grande majorité des cas, parce qu’il existe une
tumeur de la parotide dont il est indispensable de préciser la
nature bénigne ou maligne.
Certaines tumeurs bénignes peuvent s'infecter ou augmenter de
volume, ce qui rendrait l'intervention beaucoup plus dangereuse pour
préserver le nerf facial qui traverse la glande parotide.
D'autres tumeurs bénignes présentent un risque de cancérisation secondaire.
Enfin, certaines tumeurs peuvent être de nature maligne.
- beaucoup plus rarement, la parotidectomie peut vous être
proposée pour traiter un problème inflammatoire ou
infectieux d’origine lithiasique (calcul) ou autre.
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C O M M E N T S E D É R O U L E L ' I N T E R V E N T I O N ?
L'intervention se déroule sous anesthésie
générale. Une consultation d'anesthésie
pré-opératoire ainsi qu’une hospitalisation sont
donc indispensables.
L'incision cutanée est située juste en avant de
l'oreille, puis elle descend sous le lobule, pour se prolonger sur
quelques centimètres au niveau du cou. Chez la femme, cette
incision peut suivre le trajet de l’incision du lifting cervico-facial afin de rendre encore plus discrète la cicatrice post-opératoire.
Le nerf facial est alors repéré et disséqué
pour effectuer l'ablation de la tumeur et du tissu glandulaire qui
l'entoure.
La tumeur est ensuite adressée pour une analyse pendant l'intervention (examen anatomopathologique extemporané) afin de préciser la nature de la tumeur. Le résultat de cet examen conditionne la suite de l’intervention.
- La parotidectomie sera partielle s'il s'agit d'une tumeur strictement bénigne et sans risque de récidive
- La parotidectomie sera quasi totale en cas de tumeur mixte (ou
adénome pléomorphe). Cette tumeur bénigne est la
plus fréquente de la glande parotide ; elle présente un
risque de récidive et de cancérisation rare mais
possible. C’est ce qui justifie l’ablation quasi-totale de
la glande.
- La parotidectomie sera totale, associée parfois à un
traitement des ganglions du cou (curage ganglionnaire cervical), en cas
de tumeur maligne. Ce traitement ganglionnaire nécessite de
prolonger l'incision cutanée dans la région cervicale.
En fin d’intervention, la voie d’abord (l’incision)
est suturée. Il est souvent laissé en place un drain qui
diminue le risque d’hématome post-opératoire et qui
sera laissé en place le temps de l’hospitalisation.
La durée de l'intervention est variable en fonction des
difficultés chirurgicales et selon les résultats de
l'examen histologique per-opératoire. Elle peut varier
d’une à plusieurs heures.
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Q U E L L E S S O N T L E S S U I T E S O P É R A T O I R E S ?
La durée de l’hospitalisation varie en général entre 3 et 5 jours.
Les soins opératoires comportent :
- des soins post-opératoires (soins locaux et pansements) sont
nécessaires pendant une période de 8 à 10 jours.
- l’ablation des points est effectuée en
général vers le 8 ou 10ième jour
post-opératoire.
Les suites post-opératoires comportent :
- parfois des douleurs et des difficultés transitoires à
la mastication qui sont liés à la proximité de
l'articulation de la mâchoire par rapport à la zone
opérée.
- des douleurs cervicales sont possibles, liées à la position de la tête pendant l'intervention.
- à distance de l’intervention, il existe parfois une
dépression juste en arrière de l'angle de la
mâchoire, qui correspond à la place laissée vide
après l’ablation de la glande. Cette dépression
peut être prévenue par la mise en place dans la loge de
parotidectomie d’une partie de muscle, un lambeau (cette
possibilité n’est autorisée qu’en cas de
tumeur strictement bénigne) ou simplement, en laissant
volontairement en place un caillot sanguin.
- une perte de sensibilité de la partie basse de la joue et du
pavillon de l'oreille est fréquente en post-opératoire.
Ceci est normal et s'atténuera avec le temps.
- Enfin, vous pouvez présenter une parésie
(paralysie incomplète) de la moitié de la face du
côté opéré. Celle-ci est d'intensité
très variable selon les difficultés chirurgicales et la
disposition anatomique du nerf. Elle est temporaire et la
récupération d'une mobilité normale et
symétrique de votre face se fait en général en 1
à 2 mois.
Quand cette parésie est intense, il est parfois
nécessaire de protéger l’oeil le temps que cette
parésie récupère. En effet, la parésie peut
entraîner des difficultés à la fermeture de
l’œil du côté opéré qui expose
la cornée à des ulcérations par manque de
clignement et d’humidification de l’œil.
Toute douleur oculaire, toute rougeur de l'oeil devra être
signalée et conduira à une consultation ophtalmologique.
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Q U E L S S O N T L E S R I S Q U E S D E L ' I N T E R V E N T I O N ?
Tout acte médical, même conduit dans des
conditions de compétence et de sécurité conformes
aux données actuelles de la science et de la
réglementation en vigueur, comporte des risques de complication.
Aujourd’hui, tout chirurgien se doit d’informer son patient
sur les risques et les complications éventuelles de
l’intervention dont il va bénéficier. Cette
information doit être claire, loyale et intelligible. Elle a pur
but de permettre à chaque patient de mettre en balance les
risques qu’il encourt par rapport aux bénéfices
qu’il retirera de l’intervention chirurgicale afin
qu’il puisse prendre la décision, en son âme et
conscience, de se faire opérer ou non.
Cette notion est particulièrement importante pour certains actes
de chirurgie maxillo-faciale qui sont des interventions chirurgicales
de confort (chirurgie plastique de la face, implantologie,
etc.…). L’énumération «
bibliographique » des diverses complications possibles a pour but
de vous faire participer pleinement aux décisions qui concernent
votre santé ou votre bien-être et de vous rendre
responsable.
Au décours immédiat de l'intervention, les complications
hémorragiques nécessitant une ré-intervention sont
exceptionnelles, ce d'autant que l'hématome
post-opératoire au niveau de cette région est peu
préoccupant.
Dans les mois qui suivent l'intervention, on peut voir apparaître
une "transpiration" dans la zone opératoire, lors de
l'alimentation. Ce phénomène est appelé syndrome de Frey.
Il est inconstant, d'intensité variable, parfois gênant et
doit être signalé à votre chirurgien. Ce syndrome
peut être prévenu (dans une certaine mesure) par la mise
en place en fin d’intervention, dans la loge de parotidectomie,
d’une partie de muscle (un lambeau) mais cette
éventualité n’est envisageable qu’en cas de
tumeur strictement bénigne.
La cicatrice peut être sensible, voire douloureuse, parce qu'inflammatoire pendant plusieurs mois.
La paralysie faciale définitive est exceptionnelle. Elle est due
à une intervention particulièrement difficile (tumeur
inflammatoire ou infectée, ré-intervention) ou à
un sacrifice délibéré du nerf pour une tumeur
cancéreuse ayant envahi le nerf. Ce risque est exceptionnel,
sauf s'il existe une paralysie faciale avant l'intervention, ce dont
votre chirurgien vous aura averti.
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