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P O U R Q U O I F A U T - I L O P É R E R ?
Votre chirurgien maxillo-facial peut vous proposer
l’ablation de la glande sous-maxillaire pour différentes
raisons :
- parce que celle-ci est porteuse d'une tumeur dont il est indispensable de préciser la nature bénigne ou maligne.
- parce que cette glande est le siège d'une inflammation, voire
d'une infection chronique souvent d'origine lithiasique (calcul), ou
autre.
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C O M M E N T S E D É R O U L E L " I N T E R V E N T I O N ?
L'intervention se déroule sous anesthésie
générale. Une consultation d'anesthésie
pré-opératoire ainsi qu’une hospitalisation sont
donc indispensables.
L'intervention nécessite une courte incision cervicale en regard de la glande, dans un pli cutané du cou.
L’ablation de la glande sous-maxillaire est effectuée par
dissection, en libérant progressivement la glande pour lier son
canal évacuateur, qui vient se terminer dans la cavité
buccale sous la langue.
En cas de tumeur, la tumeur sera, le plus souvent, analyser pendant l'intervention. C’est l’examen anatomopathologique extemporané
qui permet de connaître la nature de la lésion pendant
l’intervention. Le diagnostic sera confirmé par l’examen anatomopathologique définitif en post-opératoire.
En cas de tumeur maligne, il est souvent nécessaire de
prélever les ganglions situés autour de la glande pour
les faire analyser. Il faut alors souvent agrandir l’incision
pour effectuer un curage ganglionnaire.
En cas de tumeur bénigne, il n’y a pas de geste complémentaire.
En cas de calcul, on s'assure de l'absence de calcul dans le canal
évacuateur de la glande ; il est parfois nécessaire de
faire une petite incision par voie endo-buccale, sous la langue.
En fin d’intervention, la voie d’abord (l’incision)
est suturée. On laisse souvent en place un drain qui permet de
diminuer le risque d’hématome cervical
post-opératoire et qui est gardé en place le temps de
l’hospitalisation.
La durée de l'intervention est en moyenne de 20 minutes mais
peut varier en fonction des difficultés chirurgicales et des
résultats de l'examen anatomopathologique per-opératoire.
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Q U E L L E S S O N T L E S S U I T E S O P É R A T O I R E S ?
La durée de l’hospitalisation est en général de 2 ou 3 jours.
Les suites opératoires comportent :
- des douleurs relativement peu importantes qui cèdent grâce à des antalgiques simples.
- des soins post-opératoires (soins locaux et pansements) sont
nécessaires pendant une période de 8 à 10 jours.
- l’ablation des points est effectuée en
général vers le 8 ou 10ième jour
post-opératoire.
- à distance de l’intervention, il existe souvent une
légère dépression située sous le rebord de
la mâchoire qui correspond à la place laissée vide
de la glande et qui s’atténue progressivement avec le
temps.
- la cicatrice devient en général très peu visible
quelques mois après l’intervention. Son aspect est
considéré comme définitif, un an après
l’intervention.
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Q U E L S S O N T L E S R I S Q U E S D E L ' I N T E R V E N T I O N ?
Tout acte médical, même conduit dans des
conditions de compétence et de sécurité conformes
aux données actuelles de la science et de la
réglementation en vigueur, comporte des risques de complication.
Aujourd’hui, tout chirurgien se doit d’informer son patient
sur les risques et les complications éventuelles de
l’intervention dont il va bénéficier. Cette
information doit être claire, loyale et intelligible. Elle a pur
but de permettre à chaque patient de mettre en balance les
risques qu’il encourt par rapport aux bénéfices
qu’il retirera de l’intervention chirurgicale afin
qu’il puisse prendre la décision, en son âme et
conscience, de se faire opérer ou non.
Cette notion est particulièrement importante pour certains actes
de chirurgie maxillo-faciale qui sont des interventions chirurgicales
de confort (chirurgie plastique de la face, implantologie,
etc.…). L’énumération «
bibliographique » des diverses complications possibles a pour but
de vous faire participer pleinement aux décisions qui concernent
votre santé ou votre bien-être et de vous rendre
responsable.
Au décours immédiat de l'intervention, les complications
hémorragiques nécessitant une ré-intervention sont
exceptionnelles, ce d'autant que l'hématome
post-opératoire au niveau de cette région est peu
préoccupant.
Il existe parfois en post-opératoire, une asymétrie
buccale lors du sourire et de la parole. Elle est liée à
une parésie (paralysie incomplète) de la moitié de
la lèvre inférieure du côté
opéré. En effet, une partie du nerf facial (son rameau
mentonnier) qui permet la motricité de la lèvre
inférieure passe dans la région disséquée.
Cette asymétrie sera temporaire et récupérera plus
ou moins rapidement, aidée parfois par une
kinésithérapie.
On peut parfois constater une petite zone anesthésiée
(endormie) dans la région située sous la mâchoire.
Cette anesthésie péri-cicatricielle s'atténuera
avec le temps.
On peut constater également la survenue d'une hypertrophie au
niveau de la cicatrice, plus ou moins évolutive. Cette
éventualité est très rare au niveau de cette
région (cicatrice hypertrophique ou véritable
chéloïde) et nécessitera des soins particuliers.
D’autres complications plus graves restent heureusement
exceptionnelles. Elles demeurent potentiellement plus fréquentes
en cas d'adhérences, en particulier à la partie profonde
de la langue. (dans le cas d’une infection chronique, ancienne et
récidivante de la glande ou d’une tumeur maligne par
exemple).
Dans ce cas, il peut exister :
- un traumatisme du nerf responsable de la mobilité de la
moitié de la langue du côté opéré
(nerf grand hypoglosse) avec paralysie et atrophie de la moitié
de la langue dont les conséquences sont mineures sur la
déglutition et la parole (la motricité de l’autre
moitié de la langue étant conservée).
- un traumatisme du nerf lingual responsable de troubles de
sensibilité plus ou moins gênants au niveau de la
moitié de la langue du côté opéré.
Il faut souligner que ces complications restent très
exceptionnelles, car ces éléments anatomiques sont bien
connus de votre chirurgien
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