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Q U E L L E S E N S O N T L E S C O N S É Q U E N C E S ?
Les conséquences d'une fracture du malaire sont:
1) esthétiques : l'effacement des reliefs osseux de la
paumette liés à son enfoncement est responsable d'une
asymétrie faciale inesthétique.
2) fonctionnelles :
- le déplacement de l'os malaire peut comprimer le tendon du
muscle temporal, qui passe sous son arcade zygomatique. Ce
phénomène est responsable d'une limitation douloureuse de
l'ouverture buccale qui, non traitée, peut aboutir à une
fibrose de ce tendon, parfois à une véritable constriction des mâchoires.
- le déplacement de l'os malaire peut provoquer la compression
du nerf infra-orbitaire qui passe dans un canal situé sous le
plancher de l'orbite. Ceci est responsable de troubles de la
sensibilité de la joue, de la partie latérale du nez, de
la lèvre supérieure et des dents supérieures. Ces
troubles régressent généralement en quelques
semaines à quelques mois aprés l'intervention.
- les conséquences fonctionnelles d'une fracture du malaire sont aussi celles de la fracture du plancher de l'orbite qui l'accompagne : vision double (diplopie) dans certaines positions du regard, oeil creux et enfoncé (enophtalmie).
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C O M M E N T S E D É R O U L E L ' I N T E R V E N T I O N ?
L'intervention nécessite une anesthésie
générale. Une consultation d'anesthésie d'urgence
ainsi qu’une hospitalisation sont donc indispensables.
L'hospitalisation durera en moyenne de 1 à 3 jours.
Schématiquement, l'intervention se déroule de la façon suivante:
1) La fracture est réduite; c'est à dire que l'os malaire
déplacé est remis à sa place. Parfois, ce seul
geste suffit. La réduction de la fracture est stable. Il n'est
pas nécessaire de faire plus. L'intervention est
terminée. Il n'y a alors pas de cicatrice en dehors d'une petite
plaie de 1 mm au niveau de la joue ou des points dans la bouche selon
la technique utilisée.
2) Parfois, la réduction de la fracture reste instable; c'est
à dire que l'os malaire a toujours tendance à bouger
malgré la réduction. L'ostéosynthèse est
alors nécessaire. L'ostéosynthèse consiste
à fixer l'os malaire fracturé à sa bonne place
grâce à des miniplaques et des vis en titane.
Selon les cas, une ou deux miniplaques en titane sont disposées
autour de l'oeil, sur le cadre péri-orbitaire. Pour mettre en
place ces plaques d'ostéosynthèse, une ou deux plaies
opératoires sont réalisées au niveau de la queue
du sourcil et de la paupière inférieure. La cicatrice de
la queue du sourcil est peu visible, dissimulée dans le sourcil.
La cicatrice au niveau de la paupière inférieure est la
même que celle de la chirurgie esthétique des
paupières (blépharoplastie); elle est souvent
quasi-invisible.
Dans de rares cas de fracture trés déplacée du
malaire, une troisième plaque d'ostéosynthèse est
mise en place sur le cintre malaire, par une voie d'abord endobuccale
qui ne laisse donc pas de cicatrice visible.
Ces différentes étapes dépendent aussi du fait
qu'il existe une fracture compliquée de troubles fonctionnels ou
non du plancher de l'orbite. Une fracture non déplacée du
malaire associée à une fracture du plancher de l'orbite
compliquée de troubles fonctionnels (diplopie)
nécessitera tout de même une intervention. Une fracture
réduite et stable du malaire associée à une
fracture du plancher de l'orbite compliquée de troubles
fonctionnels sera souvent ostéosynthésée.
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Q U E L S S O N T L E S R I S Q U E S D E L ' I N T E R V E N T I O N ?
Tout acte médical, même conduit dans des
conditions de compétence et de sécurité conformes
aux données actuelles de la science et de la
réglementation en vigueur, comporte des risques de complication.
Aujourd’hui, tout chirurgien se doit d’informer son patient
sur les risques et les complications éventuelles de
l’intervention dont il va bénéficier. Cette
information doit être claire, loyale et intelligible. Elle a pur
but de permettre à chaque patient de mettre en balance les
risques qu’il encourt par rapport aux bénéfices
qu’il retirera de l’intervention chirurgicale afin
qu’il puisse prendre la décision, en son âme et
conscience, de se faire opérer ou non.
Cette notion est particulièrement importante pour certains actes
de chirurgie maxillo-faciale qui sont des interventions chirurgicales
de confort (chirurgie plastique de la face, implantologie,
etc.…). L’énumération «
bibliographique » des diverses complications possibles a pour but
de vous faire participer pleinement aux décisions qui concernent
votre santé.
Les séquelles possibles liées à une fracture non traitée du malaire sont:
- un enfoncement inesthétique de la paumette avec asymétrie faciale,
- une possible limitation de l'ouverture buccale, voire une véritable constriction des mâchoires,
- des troubles permanents de la sensibilité de la joue, de la
partie latérale du nez, de la lèvre supérieure et
des dents supérieures,
- une vision double (diplopie) dans certaines positions du regard,
- un aspect d'oeil creux et enfoncé (enophtalmie).
Les complications possibles du geste chirurgical:
- une infection des plaies opératoires (abcés et/ou
sinusite) ou des tissus graisseux péri-orbitaires qui peut
nécessiter rarement une nouvelle intervention, voire l'ablation
des miniplaques et vis d'ostéosynthèse.
- une insuffisance ou un excès de réduction de la
fracture du malaire est possible dans les cas de fracture
particulièrement comminutive (fracture en plusieurs fragments).
- un petit ectropion (rétraction de la paupière
inférieure) ou un oedème de la paupière
inférieure sont possibles en cas de voie d'abord
palpébrale. Ils sont, le plus souvent, mineurs, liés
à la fibrose cicatricielle et régressent
spontanément ou grâce à de simples massages de la
cicatrice en quelques semaines.
- un "débricolage" du matériel d'ostéosynthèse est rarissime au niveau du malaire.
- des complications ophtalmologiques (essentiellement, une ulcération de la cornée) sont rares.
Les complications graves sont exceptionnelles. Il s'agit
essentiellement d'une compression du nerf optique liée à
un hématome intra-orbitaire post-opératoire qui
nécessite son draînage en urgence et qui peut être
responsable d'une cécité monoculaire. Cette complication
fait l'objet d'une surveillance post-opératoire
systématique.
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