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La chirurgie plastique du menton |
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Q U ' E S T C E Q U E L A C H I R U R G I E P L A S T I Q U E D U M E N T O N ?
La chirurgie plastique du menton (génioplastie) est la
chirurgie qui consiste à améliorer l'aspect
esthétique du menton.
La génioplastie permet de corriger:
- un menton trop en avant, en galloche (progénie),
- un menton trop en arrière, effacé, fuyant (rétrogénie),
- un menton dévié, de travers (latérogénie),
- un menton trop long (hypsogénie, souvent associée à une rétrogénie).
Cette intervention peut être proposée soit seule, soit associée à une rhinoplastie (chirurgie plastique du nez) dans le cadre d'une profiloplastie qui permet une amélioration globale du profil.
Elle est parfois proposée après une chirurgie orthognathique quand celle-ci n'a pas pu, à elle seule, suffisamment améliorer l'esthétique du menton.
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P O U R Q U O I O P É R E R ?
L'intêret et les bénéfices attendus d'une génioplastie sont purement esthétiques.
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C O M M E N T S E D É R O U L E L ' I N T E R V E N T I O N ?
L'intervention se déroule sous anesthésie
générale. Une hospitalisation ainsi qu'une consultation
d'anesthésie sont donc indispensables en
pré-opératoire.
Le plus souvent, la génioplastie est réalisée par ostéotomie basilaire horizontale.
C'est à dire qu'une partie de l'os du menton est coupée
horizontalement (en dessous des racines des dents inférieures),
puis déplacée et fixée dans sa position
idéale par des mini-plaques et des vis en titane.
La position idéale du nouveau menton est
déterminée en pré-opératoire grâce
à une radiographie de profil du crâne, parfois de face en
cas de latérogénie (télécrâne).
Il n'y a pas d'incision de la peau. Le menton est abordé par la
bouche. Il n'y a donc pas de cicatrice visible. En fin d'intervention,
la plaie opératoire est suturée grâce à du
fil résorbable. Un pansement compressif qui maintient le galbe
du menton est mis en place et laissé pendant quelques jours.
Les plaques et les vis d'ostéosynthèse en titane peuvent
être enlevées, 6 mois après la première
intervention si elles provoquent une gêne. Sinon, elles peuvent
être laissées en place.
Plus rarement, la génioplastie est réalisée non
plus grâce à une ostéotomie mais grâce
à une greffe osseuse prélevée au niveau de l'os du
bassin (greffon iliaque) ou du crâne (greffon calvarial). Le
greffon osseux est lui aussi fixé grâce à des
plaques et des vis d'ostéosynthèse en titane. Cette
technique chirurgicale a l'inconvénient de nécessiter un
prélèvement osseux.
Parfois, le greffon osseux peut-être remplacé par un
implant biocompatible, une prothèse. Dans ce cas, on propose
souvent la pose de la prothèse par une courte incision de la
peau située sous le menton donnant une cicatrice cutanée
peu visible. En effet, le risque de complications (en particulier
infectieux) est bien plus important qu'avec une greffe osseuse ou une
ostéotomie du menton et la voie d'abord par la peau du menton
diminue sensiblement ce risque (la bouche est naturellement septique).
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Exemple: principe de correction d'une rétrogénie par ostéotomie basilaire horizontale.
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Q U E L L E S S O N T L E S S U I T E S O P É R A T O I R E S ?
Les soins post-opératoires comportent:
- Des médicaments contre la douleur (des antalgiques).
- Souvent des anti-inflammatoires.
- Parfois des antibiotiques.
- Des bains de bouche en cas de voie d'abord buccale, des soins infirmiers en cas de voie d'abord cutanée.
- Un pansement compressif qui maintient le nouveau galbe du menton est conservé 48 à 72 heures.
Les suites opératoires comportent :
- De petits saignements qui peuvent survenir au niveau des zones opérées pendant les 24 premières heures.
- La douleur au niveau des zones opérées cède avec
les antalgiques et anti-inflammatoires prescrits et disparaît en
général en quelques jours.
- L’œdème est fréquent. Il est
imprévisible et varie d’une personne à
l’autre. Il se situe au niveau de la partie inférieure du
visage et de la lèvre inférieure.
- La légère limitation de l'ouverture buccale est possible et s’estompe en quelques jours.
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Q U E L S S O N T L E S R I S Q U E S D E L ' I N T E R V E N T I O N ?
Tout acte médical, même conduit dans des
conditions de compétence et de sécurité conformes
aux données actuelles de la science et de la
réglementation en vigueur,comporte des risques de complication.
Aujourd’hui, tout chirurgien se doit d’informer son patient
sur les risques et les complications éventuelles de
l’intervention dont il va bénéficier. Cette
information doit être claire, loyale et intelligible. Elle a pour
but de permettre à chaque patient de mettre en balance les
risques qu’il encourt par rapport aux bénéfices
qu’il retirera de l’intervention chirurgicale afin
qu’il puisse prendre la décision, en son âme et
conscience, de se faire opérer ou non.
Cette notion est particulièrement importante pour certains actes
de chirurgie maxillo-faciale qui sont des interventions chirurgicales
de confort (chirurgie plastique de la face, implantologie,
etc.…). L’énumération «
bibliographique » des diverses complications possibles a pour but
de vous faire participer pleinement aux décisions qui concernent
votre santé ou votre bien-être et de vous rendre
responsable.
Pour tout acte de chirurgie esthétique, les premiers risques
à évoquer sont les imperfections du résultat:
- La présence d'encoches légèrement visibles
correspondant au niveau du passage de l'ostéotomie venant rompre
l'ovale du tiers inférieur du visage est possible. Plus
l'anomalie de départ est importante, plus ce risque est
présent.
- Un petit excès, au contraire un petit défaut de correction sont possibles.
- Une mauvaise ré-application de la peau et des muscles sur le
nouveau menton osseux peut donner de petites
irrégularités de la peau.
Les complications purement médicales comportent:
- Un hématome de la région du menton est possible. Il
augmente le risque d'infection secondaire et nécessite rarement
une nouvelle intervention.
- Une infection est une complication rare qui peut nécessiter
une ré-intervention pour draîner un abcés.
L'ablation du matériel d'ostéosynthèse est
rarement nécessaire. Le risque d'infection est plus important en
cas de pose d'une prothèse ou d'un implant biocompatible.
-Une perte de la sensibilité ou une sensation
d’engourdissement peut survenir au niveau de la lèvre
inférieure, du menton, et des incisives du bas. Cette
complication est liée à la proximité anatomique
entre le trajet du nerf qui donne la sensibilité de la
lèvre inférieure (qui passe dans un canal osseux
situé dans la mâchoire inférieure et qui sort de
l'os au niveau du menton) et du trait d'ostéotomie. Elle n'est
le plus souvent liée qu'à une contusion nerveuse et
récupère en quelques semaines. La perte de
sensibilité définitive est exceptionnelle.
- Un retard de cicatrisation osseuse est possible mais exceptionnel.
Dans ce cas, une greffe osseuse peut être nécessaire. Ce
risque est favorisé par l'infection.
- Exceptionnellement, le fragment osseux qui a été
déplacé peut se résorber progressivement
(nécrose osseuse). On assiste alors à la disparition du
relief qui avait été créé par
l'intervention.
- Rarement des racines dentaires peuvent être
lésées et nécessiter un traitement
(résection apicale, dévitalisation).
- La fracture de la mandibule est exceptionnelle. Elle est
traitée dans le même temps opératoire que la
génioplastie et ne met pas en jeu le résultat
esthétique.
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