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C O M M E N T S E D É R O U L E L ' I N T E R V E N T I O N ?
La chirurgie des oreilles décollées peut se pratiquer :
- soit sous anesthésie locale. chez l'adulte ou l'adolescent.
- soit sous anesthésie générale. Une hospitalisation ainsi qu’une consultation d’anesthésie sont alors indispensables.
Quelle que soit le mode d’anesthésie, la technique chirurgicale reste la même et consiste à :
- Inciser la peau à la face postérieure,
dissimulée du pavillon de l'oreille et réséquer un
peu de peau.
- Fragiliser puis replier l'anthélix.
- Corriger l'hypertrophie de la conque soit en enfouissant celle-ci,
soit en la réséquant en partie lorsque l'hypertrophie est
trés prononcée.
- Suturer la voie d'abord avec du fil résorbable le plus souvent.
La durée de l’intervention varie en fonction des
difficultés techniques. Elle est en moyenne de 20 à 30
minutes par côté.
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Q U E L L E S S O N T L E S S U I T E S O P É R A T O I R E S ?
Les soins post-opératoires comportent:
- Un volumineux pansement (en forme de casque) qui permet de garder les
oreilles bien plaquées contre le crâne. Il est
conservé 2 à 3 jours. A l'ablation de ce pansement, le
port d'un bandeau serre-tête est conseillé jour et nuit
pendant une semaine puis seulement la nuit pendant un mois.
Cette précaution permet d'éviter un retournement
accidentel du pavillon de l'oreille (particulièrement pendant le
sommeil) qui pourrait entraîner le lachâge des sutures et
la récidive immédiate des oreilles
décollées. Après un mois, la cicatrisation est
complète. Cette précaution devient alors inutile.
- Des soins infirmiers quotidiens pendant une semaine environ.
- Des médicaments contre la douleur (des antalgiques).
- Souvent des anti-inflammatoires.
Les suites opératoires sont généralement
simples, la douleur au niveau des zones opérées
cède avec les antalgiques et anti-inflammatoires prescrits et
disparaît en général en quelques jours.
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Q U E L S S O N T L E S R I S Q U E S D E L ' I N T E R V E N T I O N ?
Tout acte médical, même conduit dans des
conditions de compétence et de sécurité conformes
aux données actuelles de la science et de la
réglementation en vigueur,comporte des risques de complication.
Aujourd’hui, tout chirurgien se doit d’informer son patient
sur les risques et les complications éventuelles de
l’intervention dont il va bénéficier. Cette
information doit être claire, loyale et intelligible. Elle a pur
but de permettre à chaque patient de mettre en balance les
risques qu’il encourt par rapport aux bénéfices
qu’il retirera de l’intervention chirurgicale afin
qu’il puisse prendre la décision, en son âme et
conscience, de se faire opérer ou non.
Cette notion est particulièrement importante pour certains actes
de chirurgie maxillo-faciale qui sont des interventions chirurgicales
de confort (chirurgie plastique de la face, implantologie,
etc.…). L’énumération «
bibliographique » des diverses complications possibles a pour but
de vous faire participer pleinement aux décisions qui concernent
votre santé ou votre bien-être et de vous rendre
responsable.
Pour tout acte de chirurgie esthétique, les premiers risques
à évoquer sont les imperfections du résultat:
- de petites imperfections, des irrégularités de forme du
pavillon de l'oreille (anthélix trop droit,
irrégularités de l'hélix) sont possibles. Elles
s'atténuent en général avec le temps.
- un lobule de l'oreille proéminent, qui reste un peu
décollé est possible. Cette anomalie est en
général détectée au cours de l'intervention
et corrigée dans le même temps.
- la récidive (l'oreille qui se décolle quelques mois
après l'intervention) est possible. Elle concerne principalement
les oreilles très rigides dont le cartilage est trés
épais et qui garde une élasticité trop importante.
Les complications purement médicales comportent:
- les hématomes post-opératoires. Ils surviennent
précocement, au cours des premières 24-48 heures. Ils se
manifestent en général par des douleurs importantes sous
le pansement. Quand ils sont volumineux, ils nécessitent une
ponction ou un drainage le plus souvent sous anesthésie locale,
parfois une nouvelle intervention sous anesthésie
générale ainsi qu'un pansement compressif. L'absence d'un
traitement adapté peut être à l'origine d'un aspect
d'oreille en chou-fleur (oreille de rugbyman).
- des troubles de la sensibilité du pavillon de l'oreille qui s'améliorent en général avec le temps.
- l'apparition d'un cicatrice hypertrophique, chéloïdienne
à la face postérieure du pavillon de l'oreille qui peut
nécessiter des traitements complémentaires.
- la chondrite (infection du cartilage), complication grave, reste
heureusement exceptionnelle. Elle peut entraîner une fonte
purulente du pavillon aboutissant à la destruction quasi-totale
du pavillon de l'oreille.
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