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Les extractions dentaires difficiles |
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Q U E S O N T L E S E X T R A C T I O N S D E N T A I R E S D I F F I C I L E S ?
Votre dentiste peut parfois préférer vous
adresser au chirurgien maxillo-facial pour la réalisation
d'extractions dentaires difficiles.
Les extractions dentaires peuvent être rendues difficiles parce que:
1- Il s'agit d'une dent dévitalisée (en
général une molaire) qui, avec le temps, s'est
ankylosée. C'est-à-dire que le ligament qui l'entoure
normalement, a fini par s'ossifier, rendant ainsi son extraction plus
délicate.
2- Il s'agit d'une dent très abîmée dont il ne
persiste que des débris plus ou moins profondément
enchassés dans l'os des mâchoires. Ces chicots ont aussi
tendance à s'ankyloser.
3- Il est nécessaire de procéder à l'extraction de plusieurs dents.
4- Il existe un kyste plus ou moins volumineux appendu à la dent.
5- Vous êtes sous traitement anti-agrégant
(Aspégic*, Kardégic*, Plavix*) ou anticoagulant
(Préviscan*, Sintron*) qui augmente les risques de complications
hémorragiques.
Ces différentes conditions sont bien souvent intriquées les unes aux autres.
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C O M M E N T S E D É R O U L E L ' I N T E R V E N T I O N ?
L'intervention se déroule généralement sous anesthésie locale.
S'il est nécessaire de procéder à l'extraction de
plusieurs dents, l'intervention s'effectuera en plusieurs
séances espacées de 2 à 3 semaines en
général.
L'anesthésie générale peut cependant vous être proposée:
- soit parce qu'il existe un grand nombre de dents à extraire, en général plus de dix,
- soit parce qu'il existe des conditions particulières (allergie vraie aux anesthésiques locaux par exemple).
Quelle que soit le mode d’anesthésie, la technique
chirurgicale reste la même et consiste à extraire la dent
par effet de levier grâce à des instruments adaptés.
Cependant, dans le cas d'extractions dentaires difficiles, d'autres gestes sont souvent nécessaires comme:
- Inciser et décoller la gencive afin de mieux exposer la zone opératoire.
- Dégager la dent en fraisant l’os qui l’entoure afin de permettre son extraction.
- Sectionner parfois la dent.
On procède ensuite à l'ablation d'un éventuel
kyste dentaire, au lavage de l'alvéole dentaire (c'est le trou
laissé par la dent extraite) et à la suture de la gencive
(quand celle-ci est indiquée) à l’aide de fils
résorbables qui, selon leur nature, disparaîtront
spontanément en 10 jours à 3 semaines.
En cas de traitement anti-agrégant ou anticoagulant, il est
souvent laissé en place dans l'alvéole, une compresse qui
limite le risque de saignement secondaire. Cette compresse se
résorbe rapidement.
La durée de l’intervention est très variable en fonction des difficultés techniques.
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Q U E L L E S S O N T L E S S U I T E S O P É R A T O I R E S ?
Les soins post-opératoires comportent:
- Des bains de bouche, à débuter seulement 24 à 48
heures après l’intervention. Des bains de bouche
commencés trop tôt peuvent entretenir de petites
hémorragies en évacuant le caillot sanguin qui stoppe
normalement le saignement.
- Des médicaments contre la douleur (des antalgiques).
- Souvent des anti-inflammatoires.
- Parfois des antibiotiques.
- L’application de glace sur les joues pendant les 24
premières heures (la glace a un bon effet anti-inflammatoire et
anti-oedémateux).
- Une alimentation tiède ou froide pendant les 24 premières heures. Ceci diminue le risque de saignements.
- Une alimentation molle pendant les premiers jours post-opératoires.
- Le brossage des dents doit rester soigneux et rigoureux pendant la période post-opératoire.
- Il vaut mieux arrêter de fumer pendant la période
post-opératoire. La poursuite du tabac favorise les
complications liées à une mauvaise cicatrisation de la
gencive.
Les suites opératoires comportent :
- De petits saignements qui peuvent survenir au niveau des zones opérées pendant les 24 premières heures.
- La douleur au niveau des zones opérées cède avec
les antalgiques et anti-inflammatoires prescrits et disparaît en
général en quelques jours.
- L’œdème dans la zone opérée est
possible. Il est imprévisible et varie d’une personne
à l’autre.
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Q U E L S S O N T L E S R I S Q U E S D E L ' I N T E R V E N T I O N ?
Tout acte médical, même conduit dans des
conditions de compétence et de sécurité conformes
aux données actuelles de la science et de la
réglementation en vigueur,comporte des risques de complication.
Aujourd’hui, tout chirurgien se doit d’informer son patient
sur les risques et les complications éventuelles de
l’intervention dont il va bénéficier. Cette
information doit être claire, loyale et intelligible. Elle a pur
but de permettre à chaque patient de mettre en balance les
risques qu’il encourt par rapport aux bénéfices
qu’il retirera de l’intervention chirurgicale afin
qu’il puisse prendre la décision, en son âme et
conscience, de se faire opérer ou non.
Cette notion est particulièrement importante pour certains actes
de chirurgie maxillo-faciale qui sont des interventions chirurgicales
de confort (chirurgie plastique de la face, implantologie,
etc.…). L’énumération «
bibliographique » des diverses complications possibles a pour but
de vous faire participer pleinement aux décisions qui concernent
votre santé ou votre bien-être.
Les complications possibles liées aux extractions dentaires sont:
Des complications infectieuses :
- Une infection de la cavité d’extraction de la dent
(alvéolite suppurée) ou de la joue (cellulite) peut
survenir quelques jours à quelques semaines après
l’extraction. Elle cède sous traitement antibiotique
associé ou non à un geste de révision de
l’alvéole sous anesthésie locale. Elle
nécessite parfois une deuxième intervention sous
anesthésie générale.
- Une infection sans pus de l’alvéole de la dent
(alvéolite sèche) peut survenir quelques jours
après l’intervention. Elle nécessite souvent un
traitement local. La mise en place d’une mèche
imbibée de clou de girofle (Alvogyl) fait rapidement
céder la douleur.
- L’infection de l’os (ostéite) est très exceptionnelle.
Des complications osseuses :
- Une fracture de la mâchoire inférieure est très
exceptionnelle. Il dépend de conditions particulièrement
difficiles.
- Quand cette complication survient, elle nécessite une
anesthésie générale afin de mettre en place des
plaques et des vis d’ostéosynthèse.
Des complications sinusiennes:
Ce type de complication concerne exclusivement certaines dents du haut
qui sont en relation étroite avec des cavités
situées au dessus de la mâchoire supérieure : les
sinus maxillaires.
- Une communication entre le sinus maxillaire et la bouche peut
survenir lors de l’extraction de la dent quand celle-ci est
très proche du sinus maxillaire. Elle se ferme
spontanément en 10 jours à 3 semaines dans la plupart des
cas. Mais sa persistance peut nécessiter un traitement
chirurgical adapté.
- Une migration anormale (luxation) d'une racine d'une dent du haut
dans le sinus maxillaire peut survenir. Cette complication est rare.
Elle peut justifier, lorsque elle survient une anesthésie
générale afin qu' on ouvre le sinus par une incision au
dessus de la canine supérieure afin de récupérer
cette dent et d'éviter l'apparition d'une sinusite.
Les complications hémorragiques:
- Des complications hémorragiques (saignements endobuccaux trop
importants) peuvent survenir et cèdent à des manoeuvres
de compression (en mordant des compresses). Ce type de complication
concerne principalement les patients sous traitement
anti-agrégant ou anticoagulant ou présentant des
pathologies particulières qui favorisent les hémorragies.
Les complications nerveuses:
- Une lésion de nerf passant à proximité des
dents (nerf alvéolaire inférieur, nerf lingual)
dépendent des situations anatomiques particulières.
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